La commission de l’Alya, de l’Intégration et de la Diaspora, présidée par le député Guilad Kariv (Parti travailliste), s’est réunie aujourd’hui (dimanche) pour discuter de la politique du gouvernement israélien et de la Knesset à l’égard des partis d’extrême droite en Europe et de leur impact sur les communautés juives de la diaspora.
La réunion a été convoquée à la suite de la controverse suscitée par la convention sur la lutte contre l’antisémitisme, organisée par le ministère de la Diaspora et son ministre Amihaï Chikli, à laquelle ont été invités des représentants de partis ayant été associés par le passé à des positions antisémites.
Face à ces invitations controversées, quatre organisations juives – la communauté juive de Rome (CER), le Comité juif américain (AJC), l’Union des organisations juives d’Europe (EJC) et le Congrès juif mondial (WJC) – ont annoncé leur refus de participer à la conférence. Le représentant du gouvernement allemand pour les affaires juives et la lutte contre l’antisémitisme, Felix Klein, ainsi que le philosophe juif Bernard-Henri Lévy, ont également annulé leur participation.
Le député Kariv a vivement critiqué l’organisation de la conférence, déclarant : « Des représentants de partis d’extrême droite en Europe ont été invités à cet événement, ce qui provoque un profond malaise au sein des communautés juives. J’attends du gouvernement israélien qu’il prenne une position claire contre les idéologies antisémites. »
Volker Beck, président de l’Association d’amitié Allemagne-Israël, a également dénoncé cette initiative : « Il est difficile pour nous de voir le gouvernement israélien se rapprocher de politiciens aux positions antisémites. Si nous voulons réellement lutter contre l’antisémitisme, nous devons coopérer avec le courant politique dominant, et pas seulement avec l’extrême droite. »