La porte d’entrée vitrée des locaux de la chaîne israélienne 12, à Tel-Aviv, a été brisée dans la nuit de samedi à dimanche, marquant un troisième acte de vandalisme visant le média en l’espace de quelques mois. L’incident intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la chaîne, régulièrement prise pour cible en raison de sa couverture de l’actualité jugée trop à gauche.
Selon des sources au sein de Arutz 12, cet acte témoigne d’une « incitation à la haine qui a franchi toutes les limites ». Les locaux avaient déjà été visés à deux reprises récemment par des inscriptions hostiles peintes sur leurs murs.
Ces derniers mois, plusieurs militants de droite ainsi que des responsables politiques ont mené des campagnes publiques contre la chaîne, notamment à la suite de sa couverture de l’affaire Sde Teman. Des affiches dénonçant la couverture du média ont été déployées dans plusieurs villes du pays, tandis que des journalistes de la chaîne concurrente 14 ont également multiplié les critiques à son encontre.
Pour les responsables de Arutz 12, ce climat de polarisation a contribué à nourrir une hostilité croissante envers leurs journalistes.
Le photographe de la chaîne, Roei Kastro, a diffusé sur les réseaux sociaux une photo de la porte endommagée, accompagnée d’un message adressé aux autorités. « La première fois, des graffitis. La deuxième fois, encore des graffitis. Cette fois, ils ont brisé la porte. Quelle sera la prochaine étape ? », a-t-il écrit, dénonçant l’inaction des pouvoirs publics.