Moyen-Orient

Iran : début des funérailles d'Ali Khamenei, son fils Mojtaba absent par crainte d'une élimination ciblée

Les funérailles, qui s’étalent sur six jours, ont débuté ce samedi au Grand Mossalla de Téhéran

3 minutes
4 juillet 2026

ParJohanna Afriat

Iran : début des funérailles d'Ali Khamenei, son fils Mojtaba absent par crainte d'une élimination ciblée
Mojtaba Khamenei Photo : Agence de presse Tasnim

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Les cérémonies funéraires de l’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ont débuté en Iran, encadrées par des mesures de sécurité draconiennes. Selon le New York Times, son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, ne participera pas aux obsèques prévues jeudi à Mashhad, les services de sécurité ayant refusé sa demande en raison d’un risque d’assassinat.

D’après le quotidien américain, les autorités iraniennes redoutent qu’une apparition publique de Mojtaba Khamenei puisse être la cible d’une attaque israélienne ou permettre de révéler sa localisation. Depuis le début de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, fin février, celui-ci vivrait dans la clandestinité et n’aurait communiqué avec ses partisans que par écrit, sans apparaître publiquement.

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Les funérailles, qui s’étalent sur six jours, ont débuté ce samedi au Grand Mossalla de Téhéran. Le cortège doit traverser plusieurs hauts lieux du chiisme avant l’inhumation d’Ali Khamenei à Mashhad. De nombreuses délégations étrangères assistent aux cérémonies, notamment des représentants de la Russie, de la Chine, du Pakistan et de l’Irak. Des délégations des Houthis, du Hezbollah, du Hamas et du Jihad islamique palestinien sont également présentes.

Une éventuelle apparition de Mojtaba Khamenei aurait constitué sa première intervention publique depuis le début du conflit et aurait été perçue comme un signal fort de sa légitimité au sommet de l’État iranien. Son absence alimente toutefois les interrogations sur son état de santé et sur les équilibres du pouvoir à Téhéran. Mercredi, il n’avait déjà pas assisté aux obsèques privées de son épouse.

En marge des cérémonies, les autorités iraniennes ont renforcé les dispositifs de sécurité, notamment dans le détroit d’Ormuz, où elles ont demandé aux navires de respecter les itinéraires définis par Téhéran. Dans le même temps, les États-Unis ont annoncé le déploiement d’une seconde unité de Marines au Moyen-Orient, tandis que les discussions diplomatiques entre Téhéran et Washington demeurent suspendues. Le Qatar a néanmoins fait état de « progrès positifs » dans les contacts entre les deux parties.

La semaine dernière, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait averti que la République islamique répondrait « immédiatement et fermement » à toute menace visant ses dirigeants, après des déclarations du ministre israélien de la Défense, Israel Katz.

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