À l’approche du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, l’histoire du lien entre Israël et les États-Unis prend une résonance particulière. Avant de devenir une alliance stratégique, cette relation s’est construite grâce à des personnalités américaines qui ont joué un rôle décisif dans la naissance de l’État juif.
Dès 1891, le prédicateur chrétien William Blackstone demande au président Benjamin Harrison de soutenir le retour des Juifs en Terre d’Israël. Sa pétition est signée par plusieurs grandes figures de l’économie américaine, dont J.P. Morgan et John D. Rockefeller.
Quelques décennies plus tard, le juge de la Cour suprême Louis Brandeis donne au mouvement sioniste une crédibilité sans précédent au sein des élites américaines. Son influence contribue à renforcer le soutien de Washington à la Déclaration Balfour.
En 1948, alors que Harry Truman hésite encore, son ami Eddie Jacobson le convainc de recevoir Chaim Weizmann. Quelques jours plus tard, les États-Unis reconnaissent Israël seulement onze minutes après la proclamation de son indépendance.
Dans le même temps, Al Schwimmer organise clandestinement l'acheminement d'avions vers Israël malgré l'embargo, posant les bases de la future armée de l'air. Le pasteur John Stanley Grauel, présent à bord de l'Exodus 1947, bouleverse quant à lui la commission de l'ONU par son témoignage en faveur des survivants de la Shoah. Golda Meïr estimera plus tard que son intervention a pesé dans le vote du plan de partage.
La coopération prend ensuite une dimension militaire lorsque John F. Kennedy autorise la vente des premiers missiles Hawk à Israël. Quelques années plus tard, le sénateur Henry « Scoop » Jackson devient l'un des plus fervents soutiens d'Israël au Congrès, notamment pendant la guerre de Kippour.
Aujourd'hui encore, cette relation continue de s'exprimer dans le débat public américain. Récemment, Robert F. Kennedy Jr. a rejeté les accusations de « génocide » visant Israël, déclarant à la télévision : « Si vous voulez voir où se déroule un véritable génocide, ce n'est pas en Israël. C'est dans les pays qui l'entourent. »