Le service météorologique israélien a publié deux rapports inédits analysant pour la première fois de manière quantitative l'impact d'un épisode extrême d'El Niño sur le climat israélien. Un phénomène attendu pour l'automne 2026 et qui pourrait figurer parmi les plus intenses jamais observés.
Selon les modèles climatiques, le réchauffement exceptionnel des eaux du Pacifique favoriserait un déplacement du courant-jet vers le sud, renforçant les perturbations sur l'est de la Méditerranée. Résultat : des précipitations plus abondantes, des épisodes pluvieux plus violents et une probabilité accrue de neige sur les reliefs du nord et de Jérusalem.
Le rapport évoque également un risque plus élevé d'événements météorologiques extrêmes. Des pluies pouvant atteindre jusqu'à 300 mm en quatre heures sur des zones localisées pourraient provoquer des inondations soudaines notamment dans les villes côtières et la plaine centrale, Tel-Aviv, Ashdod, Ashkelon, Netanya, Haïfa et Nahariya,.
Les météorologues n'excluent pas non plus la formation de « medicanes », des dépressions méditerranéennes présentant certaines caractéristiques des ouragans, susceptibles d'engendrer des vents pouvant dépasser 120 km/h, de fortes chutes de grêle et une activité orageuse intense.
Les chercheurs soulignent toutefois qu'il ne s'agit pas d'une prévision certaine mais d'un scénario de risque. Si El Niño augmente les probabilités d'un hiver plus humide et plus agité, d'autres facteurs climatiques pourraient limiter ou modifier ces effets.