Longtemps considéré comme intouchable, le Corps des Gardiens de la révolution pourrait connaître une profonde transformation. Selon Iran International, média iranien d'opposition basé à l'étranger, les dirigeants iraniens étudieraient plusieurs scénarios visant à adapter cette puissante institution à la nouvelle donne régionale née de la guerre.
Il n'est pas question de dissoudre les Gardiens de la révolution, mais plutôt d'en modifier l'organisation, voire le nom, afin d'atténuer le coût diplomatique et économique que représente leur classement comme organisation terroriste par plusieurs pays occidentaux.
Une intégration plus poussée des Gardiens dans les forces armées régulières pourrait faciliter, à terme, la conclusion d'accords diplomatiques ou sécuritaires avec les pays occidentaux, sans remettre en cause leur pouvoir réel.
D'autres certains analystes, un changement de nom ne modifierait en rien le rôle central joué par les Gardiens dans l'économie iranienne, les services de sécurité ou le soutien aux groupes armés alliés de Téhéran au Moyen-Orient.
La véritable question n'est donc pas de savoir comment s'appellera demain l'organisation terroriste, mais si la République islamique est réellement prête à modifier sa politique après la guerre ou cherche simplement à améliorer son image auprès de la communauté internationale.