France

François Kalfon : "Il y a une forme de Dieudonnisation insupportable dans la logique de Monsieur Mélenchon"

2 minutes
30 juin 2026

ParGabriel Attal

François Kalfon : "Il y a une forme de Dieudonnisation insupportable dans la logique de Monsieur Mélenchon"
Le député européen PS, François Kalfon

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Le député européen PS, François Kalfon, était l'invité ce mardi à 7h45 de David Revault d'Allonnes dans le 6-9 d'Ilana Ferhadian sur Radio J. Il est revenu sur l'actualité politique. "Il y a une forme de Dieudonnisation insupportable dans la logique de Monsieur Mélenchon. Vous ne pouvez pas, à chaque fois qu'on vous interdit un concert, pointer du doigt le Crif, le lendemain insulter un journaliste en expliquant, parce qu'il a un nom à consonnance juive, qu'il a les proches profondes. Prendre le ticket de l'omnibus Mélenchon pour le second tour, c'est assurément prendre le ticket final pour Le Pen ou Bardella", a-t-il affirmé.

Concernant Place Publique, il a indiqué : "Raphaël Glucksmann est quelqu'un d'appréciable, qui est rentré dans la politique par l'indignation, qui maintenant a un chemin de souveraineté européenne et française, qui s'inscrit dans une lignée intellectuelle, celle de Léon Blum, de March Bloch ou de Pierre Mendès France. C'est le type de figure emblématique dont la gauche a toujours eu besoin, une gauche universaliste qu'il incarne avec beaucoup de talent."

A propos de l'analyse politique et du contexte en France à moins d'un an de la présidentielle 2027, il a expliqué : "Nous avons affaire à un double populisme: celui de l'extrême droite qui stigmatise le musulman, l'immigré, et maintenant celui de l'extrême gauche, qui a fait de l'antisémitisme son fonds de commerce. Donc il faut faire preuve, dans l'espace de la gauche démocratique, d'un peu de sérieux. Des candidats sérieux, il n'y en a plus tant que ça."

"Le sujet, c'est l'accession ou non de l'extrême droite aux responsabilités. Si l'élection avait lieu dimanche prochain, ce serait Jordan Bardella ou Marine Le Pen qui serait Président de la république. Il va falloir que mes amis socialistes redescendent sur Terre, que la polka des egos cessent et qu'on se remette sérieusement au travail. Il revient aux écologistes et aux communistes de savoir s'ils vont rajouter de la division à la division."