Israël

Le père d'un ex-otage estime avoir été humilié lors de sa libération et attaque l'Etat en justice

Selon la plainte, les faits se sont déroulés au centre d’accueil de Reïm, où les familles des otages libérés étaient prises en charge

2 minutes
29 juin 2026

ParJohanna Afriat

Le père d'un ex-otage estime avoir été humilié lors de sa libération et attaque l'Etat en justice
Matan Zangauker Photo by Miriam Alster/Flash90

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Yaron Zangauker, père de Matan Zangauker, ancien otage libéré de Gaza en octobre dernier, a déposé une plainte contre le ministère israélien de la Défense devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv. Il réclame 500 000 shekels de dommages et intérêts, estimant avoir subi une grave atteinte à sa vie privée, à son honneur et à sa réputation lors de la libération de son fils.

Selon la plainte, les faits se sont déroulés au centre d’accueil de Reïm, où les familles des otages libérés étaient prises en charge. Yaron Zangauker affirme que les responsables du ministère savaient que sa rencontre avec son ex-épouse, Einav Zangauker, risquait d’être particulièrement conflictuelle. Malgré cela, ils auraient laissé celle-ci l’humilier publiquement devant de nombreux témoins, exposant ainsi des éléments relevant de sa vie privée.

Le plaignant affirme également avoir été déplacé à plusieurs reprises d’un espace à un autre avant d’être isolé pendant près de trois heures dans un bureau fermé, sans pouvoir retrouver son fils. Il soutient qu’un haut responsable de Tsahal lui avait pourtant assuré que, s’il quittait le complexe principal afin d’éviter toute altercation avec son ex-femme, Matan serait conduit directement auprès de lui.

À l’issue de cette attente, les autorités lui auraient indiqué que son fils ne souhaitait pas le rencontrer dans l’immédiat. Yaron Zangauker décrit cette expérience comme profondément humiliante et estime avoir été privé d’un moment familial unique après deux ans de captivité de son fils.

Dans une réponse adressée à l’avocate du plaignant, le ministère de la Défense rejette l’ensemble des accusations. Il affirme que les militaires et les équipes professionnelles ont agi « avec sensibilité, proportionnalité et dans le respect des difficultés familiales exceptionnelles » liées à la libération des otages.

Le ministère ajoute qu’aucun élément ne permet d’établir une faute de ses services et souligne qu’il n’est pas responsable du comportement personnel d’Einav Zangauker au sein du complexe d’accueil, estimant que celui-ci relève de sa seule responsabilité.

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