Le document affirme le droit d'Israël et du Liban à vivre « en paix et en sécurité » et leur volonté de mettre définitivement fin à l'état de guerre. Il prévoit un processus progressif, sous médiation américaine, associant le retrait des forces israéliennes du territoire libanais au rétablissement de l'autorité de l'État libanais sur l'ensemble du pays.
L'élément central de l'accord est le désarmement complet des groupes armés non étatiques, au premier rang desquels le Hezbollah. Le gouvernement libanais s'engage à rétablir le monopole de l'État sur l'usage de la force, à démanteler les infrastructures militaires de ces organisations et à empêcher toute activité militaire ou sécuritaire en dehors des forces armées libanaises.
En contrepartie, Israël affirme ne nourrir aucune ambition territoriale au Liban et indique que sa présence militaire cessera une fois la menace éliminée. Le retrait de Tsahal sera progressif et conditionné à la prise de contrôle effective des zones concernées par l'armée libanaise, selon un mécanisme de vérification soutenu par les États-Unis.
Le texte prévoit la création de zones pilotes où l'armée libanaise prendra progressivement le contrôle de la sécurité après vérification du désarmement des groupes armés. Une fois ces conditions remplies, la reconstruction des régions concernées pourra commencer et les habitants déplacés pourront rentrer chez eux.
Washington s'engage également à mobiliser la communauté internationale pour financer la reconstruction du Liban, relancer son économie et renforcer les capacités des forces armées libanaises. Toute aide américaine sera toutefois soumise à des critères stricts de transparence, de résultats vérifiables et de contrôle.