Le Parlement libanais examine un dispositif inédit destiné à attirer les capitaux étrangers afin d'accélérer la reconstruction du pays, projet, déjà approuvé par la commission des Finances.
Pour le président de la commission, Ibrahim Kanaan, il ne s'agit pas d'un simple « visa doré », mais d'un mécanisme de résidence fiscale inspiré du modèle de Dubaï. Les investissements devront être réalisés dans trois secteurs jugés prioritaires par le gouvernement, dont la liste n'a pas encore été rendue publique.
Le texte prévoit également que chaque membre de la famille souhaitant bénéficier du statut de résident devra acquitter une redevance annuelle de 50 000 dollars. Les fonds investis feront l'objet de contrôles stricts afin de prévenir le blanchiment d'argent.
L'heure est cependant au scepticisme : le Liban figure toujours sur la « liste grise » du Groupe d'action financière -GAFI/FATF-, qui surveille les pays présentant des insuffisances dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Pour les experts, la restauration de la confiance dans le système bancaire et judiciaire sera un préalable indispensable avant d'espérer attirer massivement les investisseurs étrangers.