Le parti nationaliste arabe Balad a désigné samedi sa liste pour les prochaines élections législatives à l’issue de ses primaires organisées à Shefa-‘Amr. Pour la première fois de son histoire, une candidate juive figure parmi les cinq premiers noms de la liste : la journaliste et présidente de l’organisation de défense des droits humains B’Tselem, Orly Noy, a été élue à la cinquième place.
Balad a qualifié cette élection de « décision historique ». Si d’autres candidats juifs s’étaient déjà présentés sous les couleurs du parti, notamment la comédienne Einat Weizman, arrivée sixième lors des précédentes primaires, Orly Noy est la première personnalité juive à être élue directement par les militants du parti lors d’un scrutin interne.
La liste sera de nouveau conduite par Sami Abu Shehadeh, président de Balad. Il est suivi de Bashar Awouda, de la Dre Maha Karkabi Sabah, de Hassan Nasserah, puis d’Orly Noy.
À l’issue du vote, Sami Abu Shehadeh a salué sa réélection à la tête de la liste, évoquant « un grand honneur et une immense responsabilité ». Il a affirmé que Balad entamait « une nouvelle étape vers son retour à la Knesset » et s’est dit convaincu que le parti constituerait une force politique importante lors du prochain scrutin.
Dans un communiqué, Balad a également réaffirmé son ambition de proposer « une véritable alternative démocratique » et de poursuivre son combat contre « le racisme et le fascisme ».
Fondé en 1995, Balad est un parti nationaliste arabe palestinien qui prône la transformation d’Israël en un « État de tous ses citoyens », plutôt qu’en un État juif. Cette ligne politique, conjuguée à son opposition au sionisme, en fait l’une des formations les plus controversées de la scène politique israélienne.
Les membres du parti ont été au cœur de nombreuses polémiques. Son fondateur, Azmi Bishara, a quitté Israël en 2007 après avoir été soupçonné d’avoir transmis des informations au Hezbollah durant la guerre du Liban de 2006.