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La British Medical Association vote l’abandon de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA

Selon les partisans de cette mesure, la définition de l’IHRA aurait un « effet dissuasif » sur les médecins souhaitant exprimer des critiques à l’égard de la politique israélienne

2 minutes
25 juin 2026

ParJohanna Afriat

 La British Medical Association vote l’abandon de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA
Photo d'illustration iStock

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La British Medical Association (BMA), principal syndicat des médecins britanniques, a voté en faveur de l’abandon de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) dans le système national de santé britannique (NHS). Cette décision intervient dans un contexte de forte hausse des actes antisémites au Royaume-Uni et suscite de vives réactions.

Adoptée lors de l’assemblée générale annuelle de la BMA, la motion demande au gouvernement britannique et au NHS England de ne plus imposer l’application de la définition de l’IHRA tant que des garanties supplémentaires n’auront pas été mises en place pour protéger la liberté d’expression des professionnels de santé.

Selon les partisans de cette mesure, la définition de l’IHRA aurait un « effet dissuasif » sur les médecins souhaitant exprimer des critiques à l’égard de la politique israélienne ou faire part de préoccupations éthiques concernant la guerre à Gaza. Le texte adopté appelle également à un soutien renforcé pour les praticiens faisant l’objet de procédures disciplinaires en raison de prises de position liées à des conflits internationaux, notamment le conflit israélo-palestinien.

La décision marque un revirement, alors que le NHS avait précédemment adopté la définition de l’IHRA dans le cadre de ses politiques de lutte contre l’antisémitisme et de protection des patients ainsi que du personnel juifs. Elle intervient également peu après l’adoption par le gouvernement britannique des recommandations formulées par Lord Mann, conseiller indépendant sur l’antisémitisme, visant à renforcer la lutte contre ce phénomène au sein du NHS.

Interrogée par le Jewish Chronicle, la BMA a assuré condamner « sans la moindre réserve » l’antisémitisme ainsi que toute forme de discrimination. L’organisation affirme que sa démarche ne vise pas à remettre en cause la lutte contre l’antisémitisme, mais à garantir aux médecins la possibilité de critiquer les actions d’un État ou d’une armée, notamment lorsque les infrastructures de santé sont affectées, sans craindre de sanctions disciplinaires. Selon la BMA, cette décision répond aux inquiétudes exprimées par une partie de ses membres concernant leur liberté d’expression sur le conflit au Moyen-Orient.