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La Corée du Nord aurait-elle vendu sa technologie des tunnels à l'Iran ?

C'est ce qu'affirme un ex-diplomate nord-coréen, en contrepartie Pyongyang aurait reçu environ 25 millions de dollars de l'Iran

2 minutes
25 juin 2026

ParNathalie Sosna Ofir

La Corée du Nord aurait-elle vendu sa technologie des tunnels à l'Iran ?
Image satellite montrant les travaux de renforcement et de sécurisation des deux entrées de tunnels d'un complexe situé près de Natanz, en Iran, Photo : Image satellite.

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La Corée du Nord aurait joué un rôle clé dans le développement des infrastructures nucléaires souterraines iraniennes. C'est ce qu'affirme Ryu Hyun-woo, ancien chargé d'affaires de l'ambassade de Corée du Nord au Koweït, dans un entretien publié par le Korea Development Institute, un important groupe de réflexion sud-coréen.

« La Corée du Nord a fourni à l'Iran des plans et des technologies de tunnels au début des années 2000, recevant environ 25 millions de dollars en échange », a-t-il déclaré. Selon lui, ces technologies ont été largement utilisées dans les installations nucléaires souterraines de Natanz et d'Ispahan.

L'ancien diplomate a également évoqué la possibilité d'un transfert indirect de ce savoir-faire vers le Hezbollah ou le Hamas. S'il juge inexactes les informations faisant état de liens directs entre la Corée du Nord et ces organisations, il estime qu'« il n'est pas exclu que l'Iran ait transmis au Hezbollah ou au Hamas les technologies liées aux tunnels qu'il avait reçues de la Corée du Nord ».

Ces déclarations font écho à un article publié en mars par le Washington Times, selon lequel des entités nord-coréennes ont fourni à l'Iran une expertise en construction souterraine ainsi que des technologies liées aux missiles. Le quotidien citait notamment Bruce Bechtol, ancien officier des Marines américains et professeur de sciences politiques, qui affirmait que des ingénieurs nord-coréens avaient participé à la construction de plusieurs installations souterraines iraniennes, notamment à Ispahan, au début des années 2000.

Ni l'Iran ni la Corée du Nord n'ont confirmé publiquement ces informations.