En tournée dans les pays du Golfe, le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a fait un point sur les principaux dossiers brûlants.
Il a rappelé l'objectif de sa visite dans la région: « Je suis venu dans la région pour rassurer nos partenaires et leur faire comprendre que nous n'accepterons aucune mesure qui porterait atteinte à leur sécurité ou constituerait une menace pour eux. »
Il a martelé que les Etats-Unis veulent un accord avec l'Iran mais « pas à n'importe quel prix ».
L'Iran
Dans des propos qui tranchent avec certaines formulations optimistes de Donald Trump, Rubio a reconnu que le régime iranien n'avait pas fondamentalement changé. « Le régime iranien est toujours dirigé par des religieux extrémistes. Il l'a toujours été, et il l'est encore aujourd'hui », a-t-il déclaré, admettant implicitement une continuité du pouvoir à Téhéran que Donald Trump s'efforce de nier.
Il a réaffirmé qu'aucun fonds américain n'avait été transféré à l'Iran, et qu'aucune autorisation en ce sens n'avait été accordée. Il a également démenti toute discussion avec les pays du Golfe sur la création d'un fonds de reconstruction destiné à Téhéran.
Sur le financement du terrorisme régional, Rubio a reconnu que l'Iran continue de financer le Hezbollah au Liban et les Houthis au Yémen, s'ingérant ainsi dans les affaires intérieures de ces pays.
Rubio a tenu à recadrer les attentes autour du document récemment évoqué entre Washington et Téhéran. Il a précisé que le mémorandum d'entente n'est pas un accord global, mais simplement un document établissant les grandes lignes d'un cadre de négociation. Une mise au point destinée à calmer les inquiétudes des alliés régionaux quant à une normalisation prématurée avec l'Iran.
Israël-Liban
Rubio s'est montré prudemment optimiste sur le dossier israélo-libanais. « Les résultats des négociations d'hier entre Israël et le Liban ont été très bons. Nous espérons poursuivre aujourd'hui les progrès accomplis », a-t-il déclaré, ajoutant que Washington espère parvenir prochainement à une déclaration d'intention entre les deux pays, une étape préliminaire à un éventuel accord de normalisation ou de cessez-le-feu durable.