Selon un rapport de JLL, géant mondial du conseil et de la gestion d’investissements immobiliers, Israël s’est hissé en 2025 au 8e rang des investisseurs étrangers dans l’immobilier commercial américain. Les capitaux israéliens y ont atteint 1,06 milliard de dollars, contre 529 millions en 2024 et 442 millions en 2023. En un an, l’investissement a donc plus que doublé, atteignant son plus haut niveau depuis 2021.
Cette progression marque un retour spectaculaire vers les États-Unis, après une année 2024 dominée par les investissements en Europe. Israël arrive désormais derrière le Canada, le Japon, la Suède, la Norvège, le Royaume-Uni, l’Australie et la France, mais devant Singapour, Bahreïn, la Corée du Sud, la Suisse, Taïwan, l’Espagne ou encore l’Allemagne.
L’Europe reste toutefois un terrain majeur pour le capital israélien. En 2025, les investisseurs israéliens y ont engagé 1,93 milliard de dollars, contre un record de 2,44 milliards en 2024, mais toujours bien au-dessus du niveau de 2023, estimé à 1,15 milliard. Au total, 50 opérations ont été conclues en Europe, dont cinq transactions de plus de 100 millions de dollars, principalement au Royaume-Uni, mais aussi aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne et en Pologne.
Au total, les investissements israéliens en Europe et aux États-Unis sont restés presque stables : 2,99 milliards de dollars en 2025, contre 2,97 milliards en 2024. Autrement dit, les capitaux israéliens n’ont pas reculé à l’étranger : ils ont simplement changé de cap, avec un retour plus marqué vers le marché américain.
Les secteurs les plus recherchés sont l’industrie et la logistique, avec 885 millions de dollars investis, suivis des bureaux avec 853 millions, de l’hôtellerie avec 601 millions et du commerce avec 391 millions. Selon Mor Ziv, responsable des investissements immobiliers chez JLL Israël, ces chiffres montrent que les investisseurs israéliens ne se contentent plus d’entrer sur les marchés mondiaux : ils construisent désormais une stratégie plus mûre, fondée sur la qualité des actifs, la structure du financement, le partenaire local et la capacité à générer de la valeur sur le long terme.
JLL cite notamment l’exemple de Menora Mivtachim, qui a investi plus de 50 millions de dollars dans un fonds immobilier logistique de Hillwood Investment Properties aux États-Unis, une opération présentée comme représentative de cette nouvelle approche : un investisseur institutionnel expérimenté, un marché américain profond, un secteur logistique très demandé et un partenaire local solide.