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La percée politique de Gadi Eisenkot suscite l’intérêt de la presse marocaine

L’ancien chef d’état-major de Tsahal, dont les parents étaient originaires de Marrakech et de Casablanca, est présenté comme l’un des principaux rivaux de Benyamin Netanyahou

2 minutes
24 juin 2026

ParJohanna Afriat

La percée politique de Gadi Eisenkot suscite l’intérêt de la presse marocaine
Gadi Eisenkot Photo by Avshalom Sassoni/Flash90

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La montée en puissance de Gadi Eisenkot dans les sondages israéliens est suivie de près au Maroc, où plusieurs médias se sont fait l’écho de la progression du chef du parti Yashar. L’ancien chef d’état-major de Tsahal, dont les parents étaient originaires de Marrakech et de Casablanca, est présenté comme l’un des principaux rivaux du Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Les médias marocains ont notamment relayé des enquêtes d’opinion créditant le parti d’Eisenkot d’une vingtaine de sièges à la Knesset, le plaçant parmi les principales forces de l’opposition. Certains commentaires soulignent son ascension rapide sur la scène politique depuis son départ du cabinet de guerre, à la suite de désaccords avec Netanyahou sur la conduite de la guerre et la gestion du dossier des otages.

Son parcours militaire est également largement mis en avant. Plusieurs articles rappellent qu’il a dirigé l’armée israélienne entre 2015 et 2019 et qu’il bénéficie d’une forte notoriété auprès du public israélien. Certains médias évoquent également le décès de son fils Gal, tué au combat dans la bande de Gaza en décembre 2023, un événement qui, selon eux, a renforcé son image auprès d’une partie de l’opinion.

Dans les commentaires recueillis par les médias du royaume, les réactions apparaissent partagées. Certains internautes souhaitent voir Eisenkot contribuer au renforcement des relations entre le Maroc et Israël et appellent à une désescalade du conflit à Gaza. D’autres se montrent plus critiques et rappellent leur opposition à la politique israélienne, indépendamment de l’identité du candidat.

Plusieurs analyses soulignent toutefois les défis qui attendent l’ancien général. Malgré sa popularité, Eisenkot devra composer avec une structure politique encore récente et des moyens limités face à ses adversaires. Certains observateurs estiment également qu’il reste moins à l’aise dans l’exercice politique que dans les fonctions militaires qui ont fait sa réputation.