Lors d’une réunion tenue hier, mardi, à Washington avec des représentants américains et libanais, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a rappelé qu’au cours des quatre précédents cycles de négociations, « nous étions tous montés dans le même train », avec les États-Unis « comme locomotive ». L’objectif était clair : écarter l’Iran du Liban, démanteler le Hezbollah et parvenir à la paix et à la sécurité pour Israël et le Liban.
Mais aujourd’hui, a-t-il averti, « ce train est en danger de dérailler ». « Le postulat de départ était que l’Iran était hors jeu et que la discussion portait sur le Liban et le Hezbollah, et non sur la mesure dans laquelle l’Iran peut contenir le Hezbollah. »
« Ce n’est pas le rôle de l’Iran. Son rôle est de quitter le Liban. Celui du gouvernement libanais est d’exercer sa souveraineté », a-t-il insisté.
Évoquant le mémorandum d’entente conclu avec Téhéran, il a ajouté : « Nous soutenons la vision du président Trump visant à empêcher l’Iran de disposer de capacités nucléaires, de missiles balistiques ou de financer ses mandataires. Mais je crains que le concept de “prévention des frictions” ne soit pas à sa place. Israël n’est pas en conflit avec le Liban. La seule question est le Hezbollah. Il faut le vaincre et le retirer de l’équation. »
Le diplomate a également mis en garde contre un Hezbollah « plus fort et plus audacieux ». Rappelant la déclaration commune des précédentes réunions, il a souligné que le démantèlement de l’organisation chiite et le rejet de toute ingérence iranienne constituaient les fondements des discussions.