Selon les données du SIBAT, l’agence du ministère israélien de la Défense chargée des exportations, la région Asie-Pacifique apparaît désormais comme le principal moteur de cette croissance. Sa part est passée de 23 % à 32 % en un an. Selon des responsables du secteur, cette progression devrait se poursuivre, alimentée notamment par les inquiétudes croissantes liées à la montée en puissance de la Chine et au risque d’un conflit autour de Taïwan.
L’Inde demeure le premier client des industries de défense israéliennes. Les entreprises israéliennes ont su s’adapter à la stratégie « Make in India » du Premier ministre Narendra Modi, en développant des partenariats industriels locaux. Elbit Systems produit ainsi des drones Hermes en coopération avec le groupe Adani, Israel Aerospace Industries fabrique des missiles avec l’entreprise indienne BEL et Rafael développe des systèmes d’armes avec le groupe Kalyani.
Le Vietnam est également devenu un partenaire de plus en plus important. Outre des contrats d’armement, les deux pays ont renforcé leur coopération industrielle afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement, particulièrement précieuses dans un contexte d’embargos croissants en Occident.
Au-delà de l’Inde et du Vietnam, Israël mise désormais sur le Japon, la Corée du Sud et, potentiellement, l’Australie, des pays qui s’intéressent particulièrement aux systèmes de défense aérienne, aux drones, à la guerre électronique, aux satellites et aux technologies cybernétiques israéliennes.