Le ministère de l’Énergie et des Infrastructures a dévoilé un nouveau cadre législatif qui imposera, à partir de 2028, l’incorporation de 2 % de carburants d’aviation durables, ou Sustainable Aviation Fuels, dans le secteur aérien israélien. Taux qui augmentera progressivement pour atteindre 70 % d’ici à 2053.
Le ministère de l’Énergie souligne que cette réforme vise à réduire de manière significative les émissions de carbone et de gaz à effet de serre par rapport au kérosène traditionnel. Elle doit également permettre à Israël de s’aligner sur les évolutions réglementaires internationales, notamment celles de l’Union européenne, et de se positionner parmi les pays engagés dans la transition vers une aviation plus verte.
Le secteur aérien mondial constitue l’un des plus importants consommateurs d’énergie. Selon les estimations des experts, le nombre de passagers aériens devrait dépasser les huit milliards d’ici à 2050, renforçant l’urgence de développer des alternatives moins polluantes.
« Le carburant d’aviation durable n’est pas seulement une technologie environnementale supplémentaire ; il constitue l’une des principales voies permettant au transport aérien d’entrer dans une ère plus propre et plus responsable », a déclaré Omer Shechter, directeur général du ministère de l’Innovation, de la Science et de la Technologie.
Les autorités israéliennes assurent déjà avoir adapté les normes nationales relatives aux SAF et travaillent avec les ministères concernés, les universités, les industriels et les compagnies aériennes afin d’accélérer leur développement et leur production en Israël, depuis la recherche jusqu’à l’application industrielle.