Israël devrait présenter cette semaine à Washington une proposition de retrait limité de ses forces du sud du Liban, dans le cadre d’un nouveau cycle de négociations avec Beyrouth mené sous médiation américaine.
Selon des informations rapportées par la chaîne 12, la délégation israélienne participera à trois jours de discussions avec des représentants libanais et américains. Elle devrait soumettre un projet pilote prévoyant l’évacuation d’une zone restreinte considérée comme relativement stable sur le plan sécuritaire. L’armée libanaise y serait ensuite déployée sous supervision américaine.
« Nous travaillons sur des cartes afin de définir une zone pilote au Liban », a indiqué une source israélienne. La zone concernée se situerait au sud du fleuve Litani, dans un secteur où les autorités israéliennes estiment qu’un transfert progressif de responsabilités pourrait être envisagé.
Les responsables israéliens espèrent que cette initiative permettra d’instaurer un climat de confiance entre les parties et de tester les mécanismes de sécurité envisagés dans le cadre d’un éventuel accord plus large.
Les pourparlers se dérouleront sur deux volets distincts, diplomatique et militaire. La délégation diplomatique israélienne sera conduite par l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, accompagné de Yossi Dreznin, représentant du Conseil national de sécurité. Le volet militaire sera dirigé par Michael Levin, responsable de la division Stratégie de Tsahal, assisté de l’attaché militaire par intérim Arik Ben-Dov.
Cette initiative contraste avec les déclarations récentes du Premier ministre Benyamin Netanyahou et du ministre de la Défense Israel Katz, qui avaient affirmé qu’Israël maintiendrait sa présence militaire dans le sud du Liban malgré les pressions américaines en faveur d’un arrangement régional.
Dans le même temps, le CENTCOM américain va instaurer un mécanisme de surveillance au Liban permettant de documenter en temps réel les combats, les violations du cessez-le-feu et les mouvements militaires.