Le dossier nucléaire iranien revient au cœur des négociations entre Washington et Téhéran. Et sur l’un des points les plus sensibles — le retour ou l’élargissement des inspections internationales — les versions divergent déjà.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti toute acceptation d’un nouveau dispositif d’inspection. Selon Téhéran, la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique se poursuivra uniquement dans le cadre des engagements existants et des décisions du Parlement iranien.
L’agence Tasnim, proche du régime, avait elle aussi indiqué que l’entrée des inspecteurs de l’AIEA en Iran n’avait été approuvée ni par l’équipe de négociation iranienne, ni par les responsables gouvernementaux concernés.
Donald Trump tient pourtant un discours différent. Sur Truth Social, le président américain affirme que « tout le monde sait » que l’Iran acceptera une supervision étendue afin de garantir une forme « d’honnêteté nucléaire » à l’avenir.
Ce désaccord public met en lumière l’un des principaux points de friction des discussions. Pour les États-Unis, Israël et les pays européens, la question des inspections est centrale : sans mécanisme de contrôle crédible, un accord sur le nucléaire iranien resterait difficile à défendre.
Aucun texte officiel n’a pour l’instant détaillé les modalités d’un éventuel contrôle renforcé, ni précisé si l’Iran accepterait l’entrée de nouveaux inspecteurs de l’AIEA sur son territoire.