Israël

Accord Téhéran-Washington : l'Iran grand vainqueur pour plus de 90 % des Israéliens

Selon cette enquête, 86 % des personnes interrogées portent un jugement négatif sur l’accord

2 minutes
22 juin 2026

ParJohanna Afriat

Accord Téhéran-Washington : l'Iran grand vainqueur pour plus de 90 % des Israéliens
Illustration iStock

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Une très large majorité d’Israéliens considère le récent protocole d’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran comme un succès pour Téhéran et une menace pour la sécurité à long terme d’Israël. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par l’Institut Agam et l’Université hébraïque de Jérusalem auprès de 3 644 citoyens israéliens âgés de 17 ans et plus.

Selon cette enquête, 86 % des personnes interrogées portent un jugement négatif sur l’accord. Plus de 90 % estiment que l’Iran en sort gagnant, tandis que 83 % considèrent que le texte constitue un revers stratégique pour la sécurité israélienne.

Le sondage révèle également un scepticisme marqué à l’égard des déclarations du Premier ministre Benyamin Netanyahou concernant les résultats de la campagne contre l’Iran. Près des trois quarts des répondants jugent inexacte son affirmation selon laquelle Israël aurait « éliminé une menace existentielle ».

Cette défiance se retrouve également parmi les électeurs de droite et les milieux haredim, traditionnellement favorables au gouvernement. Si une partie de ces électeurs continue de soutenir l’action de Benyamin Netanyahou, sa cote de popularité a reculé de plus de 11 points entre mars et juin, pour atteindre un peu plus de 29 %.

Parallèlement, le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, progresse dans les intentions de soutien, même si l’option recueillant le plus de réponses demeure celle d’un « autre candidat ».

L’enquête s’est également penchée sur la situation au Liban. Près de la moitié des personnes interrogées se déclarent favorables à une nouvelle action militaire contre le Hezbollah, même si celle-ci devait entraîner des tensions avec le président américain Donald Trump. À l’inverse, un peu plus d’un cinquième des sondés s’y opposent.