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Paris : 20 personnes arrêtées lors d'une manifestation interdite contre le régime iranien

Des organisateurs ont évoqué la proximité temporelle entre l’interdiction du rassemblement et un échange téléphonique intervenu jeudi entre Jean-Noël Barrot et Abbas Araghchi

2 minutes
21 juin 2026

ParJohanna Afriat

Paris : 20 personnes arrêtées lors d'une manifestation interdite contre le régime iranien
Photo : iStock

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La police française a procédé samedi à une vingtaine d’interpellations lors d’un rassemblement de soutien à l’opposition iranienne organisé malgré une interdiction préfectorale dans le centre de Paris.

Réunis place Vauban, à proximité des Invalides, plusieurs centaines de participants ont dénoncé la répression menée par les autorités iraniennes et la multiplication des exécutions de prisonniers politiques. La mobilisation, initiée par des organisations de la diaspora iranienne et soutenue par plusieurs ONG, avait été interdite quelques jours plus tôt par les autorités, qui invoquaient des risques de troubles à l’ordre public dans un contexte géopolitique particulièrement sensible.

Dès le début du rassemblement, les forces de l’ordre ont demandé aux participants de quitter les lieux. Selon la police, une vingtaine de personnes ont été arrêtées lors des opérations de dispersion.

Les organisateurs contestent cette version. Afchine Alavi, représentant du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) - organisation considérée comme terroriste par la République islamique - a dénoncé une intervention injustifiée et assuré que les manifestants se comportaient de manière pacifique. Il a également affirmé que plusieurs participants avaient été blessés lors de l’intervention policière.

Parmi les slogans affichés figuraient des messages hostiles aussi bien à la République islamique qu’à l’ancienne monarchie iranienne, certains manifestants brandissant des pancartes proclamant : « Ni shah ni mollahs ».

Le rassemblement avait pour objectif d’alerter l’opinion publique sur la situation des droits humains en Iran et sur la recrudescence des exécutions. Les promoteurs de l’événement espéraient mobiliser plusieurs dizaines de milliers de personnes.

La tenue de cette manifestation avait fait l’objet d’un recours en urgence devant la justice administrative. Toutefois, le tribunal de Paris a confirmé samedi matin l’interdiction décidée par la préfecture.

Cette décision a suscité des critiques au sein de l’opposition iranienne en exil. Certains responsables ont évoqué la proximité temporelle entre l’interdiction du rassemblement et un échange téléphonique intervenu jeudi entre le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, et son homologue iranien, Abbas Araghchi. Le ministère français des Affaires étrangères a toutefois rejeté tout lien entre ces deux événements.

Le CNRI, à l’origine de la mobilisation, constitue la vitrine politique des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), mouvement considéré comme une organisation terroriste par Téhéran.

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