Santé

Compotes pour bébés contaminées: la piste terroriste se renforce

Le ministère israélien de la Santé a communiqué ce vendredi matin un nouvel état des lieux de l'enquête en cours sur l'empoisonnement de compotes pour bébés de la marque « Prinok ».

3 minutes
19 juin 2026

ParGuitel Benishay

Compotes pour bébés contaminées: la piste terroriste se renforce
Photo by Chaim Goldberg/Flash90

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Selon les informations transmises par le ministère de la Santé, deux cas distincts ont été signalés à ce jour, impliquant au total cinq enfants hospitalisés après avoir consommé la compote incriminée. Les analyses ont mis en évidence une exposition possible à des substances de la famille des benzodiazépines, des médicaments sédatifs habituellement prescrits aux adultes. Bonne nouvelle toutefois : tous les enfants concernés sont depuis sortis de l'hôpital.

Les premiers signalements remontent à des enfants admis aux urgences pédiatriques de l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, présentant des symptômes inhabituels de somnolence excessive et de faiblesse marquée. Les analyses sanguines avaient alors révélé la présence de résidus de benzodiazépines, confirmant les craintes des médecins.

Depuis l'ouverture de l'enquête, les inspecteurs du service alimentaire du ministère de la Santé ont mené des contrôles et des prélèvements à grande échelle sur l'ensemble du territoire. Des centaines de produits du type suspecté ont été échantillonnés et soumis à différentes analyses. À ce stade, seuls cinq produits se sont révélés positifs, contenant des substances médicamenteuses de type clonazépam (commercialisé sous le nom de Klonex) et lorazépam (commercialisé sous le nom de Lorivan).

Sur ces cinq produits contaminés, trois avaient été achetés dans des succursales de la chaîne de supermarchés « Zol Ouvegadol », tandis que les deux autres provenaient d'échantillons prélevés directement sur les rayons de cette même enseigne à Jérusalem.

Le ministère de la Santé a précisé que les contrôles menés dans les entrepôts de l'importateur ainsi que dans d'autres points de vente, distincts des deux succursales concernées, n'ont révélé aucune indication de présence de ces substances. Autrement dit, le problème semble strictement circonscrit aux deux magasins identifiés à Jérusalem.

Élément déterminant de l'enquête : les cinq produits dans lesquels les substances ont été détectées présentent des indices suggérant qu'ils avaient été ouverts avant leur achat. Sur la base des données examinées jusqu'à présent, le ministère affirme qu'aucune indication ne permet, à ce stade, de conclure à un risque ou à une défaillance plus en amont dans la chaîne d'approvisionnement que ce soit au niveau de la fabrication, de l'importation ou du stockage dans les entrepôts de l'importateur.

Cette précision explique pourquoi les autorités sanitaires n'ont pas procédé à un rappel généralisé des produits de la marque Prinok, mais se sont limitées à la fermeture administrative des deux succursales concernées, situées rue Yafo à Jérusalem.

Selon des sources policières, le soupçon d'un acte de sabotage à caractère nationaliste se renforce à mesure que l'enquête progresse.

Des enquêteurs spécialisés ont entamé une série d'actions d'investigation, tant ouvertes que discrètes, dans le but de retracer l'origine des substances sédatives et de comprendre comment elles ont pu être introduites dans les produits. Toutes les pistes restent à ce stade activement étudiées, sans qu'aucun suspect n'ait pour l'instant été identifié ou interpellé. Les autorités policières recoupent notamment les images de vidéosurveillance des deux magasins concernés.


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