L'Iran a averti que les négociations avec les Etats-Unis seraient gelées tant que les frappes israéliennes se poursuivent au Liban et que l'armée israélienne reste au Sud Liban.
Tsahal a frappé cette nuit plus de 80 cibles terroristes au Liban et éliminé des dizaines de terroristes du Hezbollah, en représailles à la mort de quatre soldats israéliens tombés au combat. Ce matin encore, l'aviation israélienne a également visé des quartiers généraux du Hezbollah dans la région de la Bekaa.
Binyamin Netanyahou a confirmé avoir tenu, ce vendredi matin, une évaluation de la situation avec le ministre de la Défense et le chef d'état-major. Le Premier ministre a précisé que sa directive était sans ambiguïté : Israël ne tolérera aucune attaque contre ses soldats ou son territoire, et fera payer un prix très lourd au Hezbollah pour de telles attaques. Il a ajouté que l'armée israélienne continuerait d'agir pour déjouer toute menace pesant sur ses forces et son territoire.
Le chef du gouvernement israélien a par ailleurs rappelé qu'Israël restera dans la zone de sécurité du sud du Liban aussi longtemps que cela sera nécessaire pour protéger les localités du nord du pays.
Dans ce contexte, d'après une source proche du dossier citée par CNN, les États-Unis ont fait savoir à l'Iran qu'Israël n'intensifierait ses attaques au Liban. Interrogée sur la possibilité que Washington fournisse de véritables garanties en ce sens, une source a expliqué que le Hezbollah avait violé le cessez-le-feu, qu'Israël avait accepté de ne pas réagir davantage, que ce message avait été transmis aux Iraniens, et qu'il appartenait désormais au Hezbollah de mettre fin aux hostilités.