Les discussions techniques qui devaient marquer une nouvelle étape dans le rapprochement entre Washington et Téhéran s'ouvrent dans la confusion.
Dans un communiqué, la Maison Blanche a invoqué des « problèmes logistiques » et précisé que « les modalités des prochaines discussions techniques n'ont pas encore été finalisées ». L'administration américaine assure toutefois que sa délégation est prête à partir « à la première occasion ».
Cette annonce intervient quelques heures seulement après des informations faisant état de l'annulation du déplacement de la délégation iranienne. Selon le site Axios, qui cite un responsable américain, Téhéran aurait renoncé à envoyer ses représentants en raison de la poursuite des frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban.
Selon la chaîne libanaise Al Mayadeen, proche du Hezbollah, une source informée a indiqué que le dossier libanais est désormais devenu un élément central dans la décision iranienne de maintenir, poursuivre ou interrompre les négociations avec Washington. La même source a averti que toute frappe israélienne menée à plus de dix kilomètres à l'intérieur du territoire libanais constituerait « une violation manifeste » du premier article du mémorandum d'entente conclu entre les États-Unis et l'Iran.
Quelques jours plus tôt, le président américain Donald Trump avait annoncé qu'un mémorandum d'entente instaurant un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran devait être signé en Suisse ce vendredi 19 juin. Mais, le texte a finalement déjà été signé électroniquement jeudi. Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian auraient apposé leur signature à distance, tandis que JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf auraient également validé l'accord de manière numérique.
La rencontre prévue en Suisse devait lancer la phase des négociations techniques, principalement consacrée aux questions nucléaires et aux modalités d'application du mémorandum. Mais l'absence probable des deux délégations laisse désormais planer une forte incertitude sur le calendrier et sur la capacité des deux parties à transformer cet mémorandum en véritable accord.