Quelques heures après l’annonce du ministère de la Santé concernant la présence de substances sédatives dans des pots de compote pour bébés de la marque Prinuk, une mère dont les deux filles ont été hospitalisées après avoir consommé le produit a livré un témoignage poignant sur les circonstances du drame.
Mercredi, les autorités sanitaires ont indiqué que des analyses de laboratoire avaient révélé la présence de clonazépam et de lorazépam, deux benzodiazépines utilisées notamment comme sédatifs et anxiolytiques, dans certains pots de purée de fruits destinés aux nourrissons. La piste d'une contamination résultant d'un acte malveillant est à l'étude.
Parmi les familles touchées figure celle de Yael Biton, dont les deux filles, âgées d’un et trois ans, ont été hospitalisées après avoir ingéré cet aliment. Interrogée sur les ondes de la radio 103FM, la mère est revenue sur les instants qui ont suivi l’ingestion du produit.
« Je suis rentrée en courant et j’ai vu mes filles s’effondrer. L’aînée était dans les bras de mon mari, le bébé dans ceux de ma fille. Tous les enfants pleuraient et criaient sans comprendre ce qui se passait », a-t-elle raconté. Selon elle, les deux petites n’avaient consommé que quelques cuillères de purée avant de perdre connaissance.
Transportées en urgence à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem, les enfants ont subi une batterie d’examens. Les médecins ont alors détecté des traces de benzodiazépines dans leurs urines. « Dès notre arrivée, j’ai dit au personnel médical que le pot de compote était probablement contaminé. Les symptômes sont apparus immédiatement après sa consommation », a expliqué la mère.
L’affaire a également profondément marqué la sœur aînée des enfants, âgée de 11 ans, qui leur avait servi la purée. Selon Yael Biton, la jeune fille s’est sentie responsable de l’incident et a souffert d’une importante détresse émotionnelle après l’hospitalisation de ses sœurs.
La mère affirme par ailleurs que le bocal semblait intact au moment de son ouverture. « Il était fermé hermétiquement et rien ne laissait penser qu’il avait été altéré », a-t-elle déclaré.