La radio Galei Tsahal a révélé ce matin (mercredi) que parmi les 60 000 jeunes orthodoxes qui font l'objet d'un mandat d'arrêt militaire pour désertion figurent trois petits-fils d'Arié Derhy, le chef du parti Shass.
Si cette information suscite un intérêt particulier c'est parce qu'Arié Derhy est membre permanent du cabinet de sécurité restreint d'Israël, siège régulièrement aux réunions les plus confidentielles sur les opérations de Tsahal, participe aux décisions d'engagement militaire. Une situation paradoxale qui explique les critiques sévères à l'encontre du député.
Mis en cause, le dirigeant de Shass n'a pas esquivé. Dans un communiqué, il a reconnu la situation tout en la recadrant comme une persécution politique : « Je proteste avec la plus grande fermeté contre les mandats d'arrêt émis contre des milliers d'étudiants en Torah en Israël, parmi lesquels mes petits-fils, dont je suis fier. Tout cela découle d'un caprice de politiciens et de la conseillère juridique du gouvernement, dans une tentative de faire tomber l'exécutif. »
Il a ajouté que cette situation constituait « une honte et un opprobre pour l'État d'Israël », et s'est engagé à œuvrer pour mettre fin à ces « arrestations politiques » et régler le statut légal des étudiants des yeshivot.
Face à la polémique, les membres du parti Shass ont souligné que de nombreux proches des députés du parti s'enrôlent dans Tsahal, sans que cela ne fasse l'objet d'une quelconque publicité.