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Ormuz: la nouvelle arme fatale de l'Iran

le renseignement américain alerte : Téhéran peut désormais fermer le détroit d'Ormuz quand bon lui semble.

2 minutes
17 juin 2026

ParGuitel Benishay

Ormuz: la nouvelle arme fatale de l'Iran
Photo: IStock

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Selon des informations rapportées par la chaine américaine CNN, qui cite l'évaluation des services de renseignement américains : l'Iran serait désormais en mesure de fermer le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, à tout moment et selon son bon vouloir.
« Nous avons en réalité donné à l'Iran le contrôle du détroit. C'est une arme bien plus puissante que n'importe quelle arme nucléaire. », estime une source au sein du renseignement américain.

Une seconde source a ajouté que le régime iranien avait également tiré les leçons du conflit récent : il peut désormais menacer les infrastructures énergétiques des monarchies du Golfe persique comme levier supplémentaire dans toute future négociation, en plus du contrôle qu'il exerce sur le passage maritime stratégique.

Dans ce contexte, le Wall Street Journal a indiqué que les États-Unis s'apprêtent à autoriser l'Iran à vendre librement son pétrole brut et ses produits pétroliers dès la signature du mémorandum d'entente, attendue vendredi prochain. L'accord constitue une incitation financière précoce offerte par la Maison Blanche à Téhéran pour mettre fin graduellement au conflit.

Selon des sources proches des négociations, la clause sur les sanctions économiques liées aux exportations pétrolières entrera en vigueur immédiatement après la signature, et s'accompagnera d'allégements sur les « services nécessaires » : banque internationale, transport maritime et assurance, trois secteurs qui conditionnent en pratique la capacité iranienne à commercialiser ses hydrocarbures.

Un haut responsable américain a précisé hier (mardi) que si la levée des sanctions pétrolières serait bien immédiate, tout allégement durable resterait conditionné au respect par Téhéran de ses engagements : réouverture effective du détroit d'Ormuz et avancement dans les négociations sur la limitation du programme nucléaire. L'Iran n'aura pas non plus accès, dans un premier temps, aux milliards de dollars d'avoirs gelés à l'étranger.