Le Premier ministre Benjamin Netanyahu défend actuellement la stratégie sécuritaire d’Israël sur plusieurs fronts. Il affirme que l’État hébreu a établi des zones de sécurité profondes autour du pays, notamment à Gaza, au Liban et en Syrie.
« Nous avons établi des zones de sécurité profondes autour de l’État d’Israël. Nous l’avons fait à Gaza, au Liban et en Syrie, où nous avons éliminé toutes les armes de l’armée d’Assad. Je veux être clair : nous resterons dans les zones de sécurité aussi longtemps que nécessaire pour protéger notre pays », déclare Netanyahu.
Le Premier ministre revient également sur le dossier iranien, qu’il présente comme « la mission de sa vie ». « Avec ou sans accord, l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire », assure-t-il.
Netanyahu affirme que l’Iran avançait rapidement vers l’arme atomique et que, sans l’action d’Israël, « des millions de citoyens israéliens » auraient été exposés à un danger mortel. « Nous avons éloigné de nous la menace immédiate d’anéantissement. Plus important encore, nous avons sauvé l’État d’Israël de la menace d’une destruction nucléaire », déclare-t-il.
Il précise toutefois qu’Israël ne sait pas encore à quoi ressemblera l’accord actuellement en discussion. « Le combat n’est pas terminé », prévient-il, assurant qu’Israël devra continuer à rester en alerte et à se défendre chaque fois que nécessaire.
Interrogé sur une éventuelle erreur dans la définition des objectifs de l’opération « Lion’s Roar », notamment après avoir présenté la suppression de la menace existentielle comme l’un des buts, Netanyahu rejette cette lecture. « Qui a dit que je m’étais trompé ? C’est vous qui le dites. Je ne me suis pas trompé du tout. J’ai défini les objectifs autrement que ce que vous dites », répond-il.
Le Premier ministre revendique également un lourd impact économique contre Téhéran. Selon lui, Israël a causé des dégâts considérables à l’économie iranienne, estimés par certains à près de 1 000 milliards de dollars.
Netanyahu annonce aussi vouloir bâtir de nouvelles alliances avec des pays de la région et au-delà, tout en garantissant l’indépendance militaire d’Israël. Interrogé sur sa relation avec Trump, Netanyahu répond : « Aux États-Unis, certains disent que Trump fait tout ce que je lui demande. En Israël, certains disent l’inverse. Ni l’un ni l’autre n’est vrai. » Il décrit une relation de partenaires, où Trump défend les intérêts américains et lui ceux d’Israël : « Souvent nous sommes d’accord, parfois non. Cela arrive dans les meilleures familles. »
Sur le plan politique, Netanyahu confirme enfin son intention de se présenter aux prochaines élections. « Je me présenterai — et j’ai l’intention de gagner », déclare-t-il.