L'accord qui doit être signé ce vendredi à Genève entre les Etats-Unis et l'Iran laisse un goût amer auprès de plusieurs proches du Président Trump qui ne comprennent pas sa décision.
Au lendemain de l'annonce de la signature, Mark Levin, commentateur politique américain conservateur, ne cache pas son désarroi.
Sur son compte X, il écrit: ''En l'espace de deux mois, Israël est passé du statut de grand allié et partenaire de guerre combattant à nos côtés contre un ennemi terrible qui a tué des milliers des nôtres, tué des dizaines de milliers des siens, et constituait une menace nucléaire imminente déterminée à nous attaquer, à celui d'un pays dont le Premier ministre Netanyahou serait « une personne difficile » qui devrait nous remercier d'avoir sauvé son pays de l'Iran, demander notre permission pour défendre son peuple contre le Hezbollah et l'Iran, et baisser les bras quand son pays est attaqué.
Et pas plus tard qu'hier, le Premier ministre israélien a vengé l'exécution de 5 soldats américains en éliminant un commandant/terroriste du Hezbollah. Et seul Israël s'est attelé à éliminer les dirigeants du Hezbollah qui ont assassiné nos Marines, nos soldats, notre personnel d'ambassade, et bien d'autres encore.
Il me semble qu'un mot de reconnaissance s'impose. Comment tout cela peut-il avoir un sens ?''
Sur la scène politique, le sénateur Lindsey Graham, lui aussi proche de Donald Trump et dont les positions pro-israéliennes sont connues, a partagé son incompréhension. Il a rappelé que depuis le dernier cessez-le-feu, le Hezbollah n'a pas cessé ses attaques contre Israël, et que la menace demeure entière dans le nord du pays. « Qu'aurait fait l'Amérique dans une situation similaire ? », s'est-il interrogé.
Le sénateur a souligné que « le Hezbollah est financé et dirigé par l'Iran et a beaucoup de sang américain sur les mains », ajoutant : « Il m'apparaît clairement que, quel que soit l'accord que nous conclurons avec l'Iran, les ambitions du Hezbollah - détruire Israël et faire du Liban une partie du califat - n'ont pas fondamentalement changé. »