Un front diplomatique rare s’est formé contre l’Iran. Vingt-deux pays, parmi lesquels les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et plusieurs autres nations européennes, ont publié une déclaration commune exigeant de la République islamique qu’elle mette immédiatement fin aux opérations menées sur leurs territoires.
Dans ce texte, les signataires condamnent fermement les « tentatives d’assassinat, enlèvements et autres activités malveillantes » attribués à des acteurs agissant pour le compte de l’État iranien. Selon eux, ces opérations ont visé des individus en Europe, en Amérique du Nord et en Australie.
La déclaration, également publiée par le ministère français des Affaires étrangères, souligne que ces actions constituent une atteinte directe à la souveraineté des États concernés. Les pays signataires affirment qu’ils ne toléreront aucune forme d’intimidation, de violence ou de répression menée par des puissances étrangères sur leur sol.
« La République islamique d’Iran doit cesser immédiatement ces activités », conclut le communiqué.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs services de renseignement occidentaux ont, ces dernières années, accusé Téhéran d’être impliqué dans des complots visant des opposants iraniens, des journalistes ou encore des personnalités critiques du régime vivant à l’étranger. Elle témoigne également d’un durcissement croissant du ton des capitales occidentales à l’égard de l’Iran, dans un contexte déjà marqué par les tensions régionales et les affrontements indirects entre Téhéran et ses adversaires.