Un homme soupçonné par le Hezbollah d’espionnage au profit d’Israël et d’implication dans des projets d’attentats au Liban est parvenu à s’échapper d’un centre de détention de l’organisation chiite lors d’une frappe israélienne menée dans la banlieue sud de Beyrouth, selon une enquête publiée ce mercredi par l’Associated Press.
Le fugitif, identifié comme Khaled al-Aidi, est présenté comme un Palestinien disposant également de la nationalité ukrainienne. D’après les informations recueillies par l’agence de presse, il avait été arrêté par le Hezbollah dans le cadre d’une enquête visant un réseau soupçonné de préparer des opérations au Liban, notamment à l’approche de l’anniversaire de l’élimination de l’ancien chef du mouvement, Hassan Nasrallah.
Selon le rapport, al-Aidi était détenu dans une installation secrète située à Dahieh, le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. En mars dernier, alors que des frappes israéliennes visaient le secteur et que les habitants évacuaient la zone, il aurait profité du chaos pour s’échapper.
Toujours selon l’Associated Press, le suspect aurait ensuite rejoint le quartier diplomatique de Beyrouth avant de disparaître. Certaines sources libanaises affirment qu’il aurait trouvé refuge à l’ambassade d’Ukraine, mais son sort demeure inconnu à ce jour.
L’enquête évoque également l’existence d’une cellule qui aurait été dirigée par un agent du Mossad opérant depuis l’Allemagne. Des actes d’accusation ont été déposés contre al-Aidi et six autres personnes de nationalité libanaise. Plusieurs suspects restent en détention, tandis qu’un autre aurait également pris la fuite.