Les prochaines élections devraient, vraisemblablement, se tenir le 20 octobre prochain, soit une semaine avant la date de l'expiration légale du mandat de la Knesset actuelle.
Dans cette perspective, des manoeuvres ont commencé dans chaque camp afin de maximiser le potentiel électoral.
La gauche et le centre
A gauche, tirant les leçons du dernier scrutin, Meretz et Avoda ont déjà fusionné depuis plusieurs mois en créant le parti des Démocrates, dirigé par Yaïr Golan.
Les partis de Naftali Bennett et Yaïr Lapid font aussi liste commune et appellent Gadi Eizenkott à les rejoindre, ce que ce dernier refuse toujours à l'heure actuelle.
Quant à Benny Gantz, qui ne passe le seuil d'éligibilité dans aucun sondage, il tente de conclure des alliances avec d'autres formations émergentes.
La droite
A droite, les regards se tournent vers le sionisme religieux, représenté globalement par le parti Hatsionout Hadatit de Smotrich et Otzma Yehudit de Ben Gvir. Lors des dernières élections, ils avaient couru sur une liste commune et le Premier ministre Netanyahou, chef du bloc de droite, souhaiterait voir ce schéma se reproduire.
Or depuis les données ont changé. Les sondages gratifient Otzma Yehudit de 8 à 10 mandats, seul. En revanche, le parti de Smotrich oscille autour du seuil d'éligibilité.
La crainte dans le camp de droite est de voir gaspiller de précieuses voix si, effectivement, Hatsionout Hadatit n'atteignait pas ce seuil.
C'est pourquoi Netanyahou pousse Ben Gvir et Smotrich à faire liste commune, cette fois aussi. Pour l'instant, il se heurte au refus des deux chefs de parti: Ben Gvir encouragé par les sondages qui lui sont favorables et Smotrich ne voulant pas se retrouver numéro 2 de Ben Gvir, sachant aussi que ce dernier pourrait faire fuir certains électeurs traditionnels de Hatsionout Hadatit.
Pour inciter les deux leaders à accepter, le Premier ministre leur offrirait deux sièges garantis sur la liste du Likoud pour la prochaine Knesset: un pour un représentant de Ben Gvir, un pour un représentant de Smotrich.