La Bibliothèque nationale d’Israël a publié son rapport annuel à l’occasion de la Semaine du livre hébraïque. En 2025, 7 029 livres ont été publiés en Israël, dont 511 consacrés au massacre du 7-Octobre et à la guerre qui a suivi. Autrement dit, près d’un livre sur quatorze paru cette année touche directement à l’événement qui a bouleversé le pays.
Ces ouvrages prennent des formes très différentes : récits personnels, témoignages de survivants, livres pour enfants, textes de réflexion, ouvrages historiques ou religieux. Mais tous traduisent une même réalité : le 7-Octobre n’est plus seulement un événement militaire ou politique. Il devient déjà un chapitre central de la mémoire israélienne, que les écrivains, les familles, les éducateurs et les chercheurs cherchent à fixer par l’écrit.
Le rapport montre aussi que la création littéraire israélienne reste particulièrement active malgré la guerre. La prose et la poésie arrivent en tête des publications, avec 28,07 % des livres parus, devant la littérature religieuse, 26,83 %, puis les livres pour enfants et adolescents, 19,88 %. Les ouvrages consacrés à l’histoire d’Israël et à l’État d’Israël représentent 8,21 % des publications.
Autre chiffre marquant : 87 % des livres publiés en 2025 sont des œuvres originales en hébreu, contre 13 % de traductions. Loin d’un simple marché du livre importé, Israël continue donc de produire massivement sa propre littérature, dans sa langue et à partir de son expérience nationale. Le rapport note également une forte hausse des publications en arabe, avec 778 ouvrages publiés cette année, contre 509 l’an dernier. Dans le même temps, le livre numérique et le livre audio poursuivent leur progression, avec 1 587 titres numériques et 253 livres audio recensés.