Moyen-Orient

Israël-Liban : les clauses clés de l’accord conclu à Washington

L’accord annoncé à Washington ouvre une nouvelle étape diplomatique, mais sa mise en œuvre dépend du retrait du Hezbollah du sud du Liban.

3 minutes
4 juin 2026

ParDelphine Miller

Israël-Liban : les clauses clés de l’accord conclu à Washington
Négociations à Washington, photo : Shmulik Almani, ambassade d’Israël à Washington.

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Après deux jours de négociations à Washington, Israël, le Liban et les États-Unis ont annoncé un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Selon le communiqué conjoint, sa mise en œuvre dépend directement de l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et de l’évacuation de tous ses terroristes de la zone située au sud du Litani. Les discussions, tenues mardi et mercredi sous médiation américaine, marquent la quatrième série de pourparlers entre les deux pays.

Depuis la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé que Washington cherchait à « séparer l’Iran des tensions au Liban ». Il a ajouté que les États-Unis avaient parlé avec le Hezbollah « pour la première fois » et que ce dernier avait accepté « de ne pas tirer ».

L’accord prévoit la création rapide de « zones pilotes » dans lesquelles l’armée libanaise exercerait un contrôle exclusif, sans présence d’acteurs armés non étatiques. L’objectif est de poser les bases d’un accord de sécurité plus large, garantissant la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale d’Israël et du Liban. Les parties ont également rejeté toute tentative, par un État ou un groupe armé, de prendre l’avenir du Liban en otage.

Washington s’est engagé à renforcer l’armée libanaise afin qu’elle puisse exercer son autorité sur l’ensemble du territoire. Marco Rubio a récemment rappelé que le Hezbollah n’était pas seulement un ennemi d’Israël et des États-Unis, mais aussi un ennemi du Liban. Jérusalem, de son côté, affirme que sa sécurité ne pourra être garantie qu’avec le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures dans tout le Liban. Beyrouth insiste pour sa part sur le respect des frontières internationales et la mise en œuvre complète de la cessation des hostilités.

Malgré cette avancée diplomatique, la situation reste fragile. Ce matin à 6h00, le Commandement du Front intérieur a encore signalé des alertes pour infiltration de drones dans le nord d’Israël, rappelant que le cessez-le-feu annoncé ne signifie pas encore un retour total au calme.

Les discussions politiques et sécuritaires doivent reprendre la semaine du 22 juin, toujours sous médiation américaine, avec l’objectif d’avancer vers un accord global. Donald Trump espère même pouvoir accueillir à Washington une rencontre entre Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun, même si ce dernier a déjà fait savoir qu’un sommet de haut niveau avec Netanyahu n’était pas d’actualité avant une réelle cessation des hostilités.

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