Une cérémonie solennelle s'est tenue hier soir (lundi) au siège du Mossad pour marquer le départ de Dadi Barnea, 13e directeur de l'agence de renseignement israélienne, au terme de cinq années à sa tête. La cérémonie réunissait le président Itzhak Herzog, le Premier ministre Binyamin Netanyahou, d'anciens chefs de gouvernement dont Naftali Bennett, les chefs des forces armées et du Shin Bet, ainsi que d'anciens otages du 7 octobre et leurs familles. Le successeur de Barnea, Roman Gofman, avait lui aussi été convié malgré les tensions entre les deux hommes au moment des débats sur la nomination de ce dernier.
Dans son discours, Barnea a formulé un engagement explicite sur la question du nucléaire iranien et celle du changement de régime à Téhéran. « Je me suis engagé à ce que l'Iran ne dispose jamais d'une arme nucléaire. Aujourd'hui, alors que le régime iranien est affaibli, mis à l'épreuve et plus vulnérable, c'est le moment d'achever le travail », a-t-il affirmé. « J'ai cru, et je crois encore, que transformer la réalité en Iran par un changement de régime est un objectif possible et atteignable. Cette mission doit rester en tête de nos priorités. »
Le général de division Roman Gofman est officiellement investi de la direction du Mossad. Barnea lui a transmis le flambeau avec des mots d'encouragement : « Votre réussite sera celle du Mossad et celle de l'Etat d'Israël. L'organisation que vous prenez en main est puissante, vive d'esprit, créative et déterminée à accomplir chaque mission. » Le président Herzog a ajouté : « Vous prenez le commandement et la bénédiction de tout le peuple vous ccompagnera. »
Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a rendu un hommage appuyé à l'institution et à son directeur sortant, évoquant « trente ans de service dévoué » et des « décisions historiques » prises en commun. Il a cité comme jalons majeurs du mandat de Barnea l'opération des bipeurs, l'élimination de Nasrallah, les frappes sur le commandement du Hezbollah et l'effondrement du régime Assad en Syrie, autant d'étapes qui ont permis le « démantèlement de l'axe iranien ».
« Le Mossad est un phare de puissance humaine, de sophistication technologique et d'audace opérationnelle », a-t-il conclu.