La tension est montée d’un cran ce lundi entre l’Iran et Israël. Téhéran a adressé une mise en garde explicite à l’État hébreu après les récentes opérations menées par Tsahal au Liban et les menaces israéliennes visant le quartier de Dahieh, dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion traditionnel du Hezbollah.
Dans un communiqué diffusé par les autorités iraniennes chargées de la gestion des situations d’urgence, l’Iran a averti que toute frappe israélienne contre Dahieh entraînerait une riposte susceptible d’affecter directement le nord d’Israël.
« Benyamin Netanyahou poursuit son escalade dans la région. Si les menaces visant Dahieh sont mises à exécution, les habitants du nord d’Israël doivent comprendre qu’ils pourraient être exposés à un danger », indique le texte, qui appelle implicitement les civils à quitter la zone.
Cette déclaration intervient dans un contexte de dégradation rapide de la situation régionale. Quelques heures plus tôt, l’agence iranienne Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, affirmait que l’équipe de négociation iranienne avait suspendu les échanges indirects avec les États-Unis menés par l’intermédiaire de médiateurs internationaux.
Les autorités iraniennes ont également laissé entendre qu’une extension du conflit à d’autres théâtres d’opérations restait envisageable. Des responsables cités par les médias proches du pouvoir évoquent notamment une possible intensification des actions menées par les alliés régionaux de Téhéran, en particulier dans la zone stratégique du détroit de Bab el-Mandeb, au large du Yémen.
Cette voie maritime est considérée comme l’un des principaux points de passage du commerce international entre l’océan Indien et la mer Rouge.
Les déclarations iraniennes font suite à l’annonce par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz d’une intensification des opérations contre des infrastructures liées au Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Elles interviennent également alors que l’armée israélienne poursuit ses opérations terrestres à l’intérieur du territoire libanais.