Le Premier ministre a comparu ce jour, lundi, pour une nouvelle journée de témoignage dans le cadre de son procès. Dès son arrivée au tribunal de district de Tel-Aviv, il a sollicité une interruption d’une heure de l’audience, entre 11 heures et midi, afin d’assister à la cérémonie de prise de fonctions de Gil Reich à un poste de direction au sein du ministère de la Défense.
Les juges ont finalement accédé à sa demande, mais non sans exprimer leur mécontentement. La présidente du tribunal, la juge Rivka Friedman-Feldman, a rappelé que ces cérémonies étaient connues à l’avance et qu’il aurait été possible d’en tenir compte plus tôt dans l’organisation du calendrier judiciaire.
Benyamin Netanyahu a réagi avec irritation, estimant qu’il convenait de témoigner du respect aux hauts responsables du système de défense en leur permettant de participer à ces événements officiels. Le Premier ministre a également demandé à être autorisé à s’absenter lors de l’audience prévue demain, mardi, afin d’assister à deux autres cérémonies : le remplacement du directeur du Mossad et celui du secrétaire militaire du gouvernement. Les juges n’ont pas encore rendu leur décision sur cette requête.
Sur le fond, l’audience a continué à porter sur le dossier 2000, qui concerne les échanges entre Benyamin Netanyahu et Arnon « Noni » Mozes, propriétaire du quotidien Yediot Aharonot. Le procureur Yehonatan Tadmor a poursuivi son interrogatoire en présentant plusieurs transcriptions de conversations dans lesquelles le Premier ministre aurait tenté d’influencer la couverture médiatique du journal. Accusations vivement rejetées par Netanyahu qui a même lancé au procureur : « Vous devriez peut être créer un parti et viser la Knesset »