Un convoi d'activistes pro-palestiniens a été contraint de se disperser en Libye jeudi, après que les autorités de l'est du pays ont refusé de le laisser poursuivre sa route et arrêté dix de ses membres.
Le convoi terrestre de la Flottille mondiale Sumud, parti de Zalitan le 16 mai à bord d'une trentaine de véhicules dont une vingtaine de caravanes et sept ambulances, avait été stoppé dès le lendemain aux abords de Syrte. Dimanche, une délégation de dix militants s'est rendue à un point de contrôle pour tenter de négocier avec les autorités de l'est libyen — faction connue sous le nom de Gouvernement de stabilité nationale (GSN) — et y a été arrêtée. Le GNS a justifié ces arrestations par l'absence de formalités légales et d'autorisations d'entrée sur le territoire.
La situation s'est encore dégradée le lundi soir, lorsque les quelque 200 participants restés à proximité du point de passage ont été encerclés par des véhicules banalisés. Des membres du convoi auraient été agressés physiquement avant d'être contraints d'évacuer les lieux.
Avant d'en arriver là, la Flottille mondiale Sumud avait tenté une sortie de crise le 19 mai en proposant de remettre l'aide humanitaire transportée au Croissant-Rouge libyen, qui aurait ensuite été chargé de l'acheminer avec un nombre restreint d'accompagnateurs. Cette proposition n'a reçu aucune réponse des autorités.
Le GNS a tenu à préciser dans un communiqué qu'il soutenait la cause palestinienne, tout en rappelant que les points de passage frontaliers entre la Libye et l'Égypte étaient réservés aux ressortissants des deux pays. La Flottille a de son côté appelé à la libération immédiate des dix détenus, ressortissants espagnols, polonais, italiens, argentins, uruguayens, portugais, tunisiens et américains, et demandé l'intervention de leurs gouvernements respectifs.