En Israël, de hauts responsables estiment que le véritable feu vert à un accord entre Washington et Téhéran dépend encore du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Selon eux, Donald Trump « n’a pour l’instant rien à approuver », car la réponse iranienne officielle n’est pas encore arrivée.
Des responsables israéliens affirment que le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi seraient parvenus à des accords de principe avec les négociateurs américains, « mais qu’ils ne sont pas habilités à signer ». « Nous n’avons aucune indication que Mojtaba a dit oui », ont-ils ajouté.
Dans les cercles sécuritaires israéliens, plusieurs responsables estiment que Téhéran pourrait répondre par un « oui, mais », afin de prolonger les discussions et faire traîner les négociations.
Côté iranien, l’agence Tasnim a cité une source proche des négociations affirmant que « le document d’accord potentiel n’a pas encore été finalisé ni approuvé ». Selon cette même source, l’Iran n’aurait pas encore informé la médiation pakistanaise d’un accord définitif.
Selon des responsables américains, Washington et Téhéran auraient néanmoins largement finalisé un mémorandum d’entente de 60 jours visant à prolonger le cessez-le-feu et lancer des négociations sur le nucléaire iranien. Le texte prévoirait notamment la liberté totale de navigation dans le détroit d’Ormuz, le retrait des mines iraniennes dans un délai de 30 jours, ainsi qu’un engagement iranien à ne pas chercher à obtenir l’arme nucléaire.