Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a répondu cet après-midi au Sénat à des questions concernant la politique de la France vis-à-vis d'Israël.
Il a d'abord mis en avant la dégradation des relations entre les deux pays comme un gage de bonne politique: ''Nous sommes le premier pays européen à clairement nous être fachés avec le gouvernement israélien'', a-t-il déclaré en expliquant que les divergences étaient liées au ''droit international, les frappes à Gaza, la protection de nos propres intérêts la sécurité de nos soldats qui servent dans le cadre d'un mandat des Nations Unies, la FINUL, et rappelez-vous la sécurité pour la sortie de nos propres otages qui étaient en détention par le Hamas sur lequel nous avions une divergence de vue, de stratégie très profonde sur la manière de les faire sortir des mains de leurs geoliers''.
Puis Sébastien Lecornu a évoqué le dossier de l'embargo sur les armes vers Israël. Il a, dans un premier temps, martelé: ''Il n'y a pas de vente d'armes françaises à Israël'' avant d'admettre que cela est lié au fait qu'Israël n'a pas besoin des armes françaises.
''Les membres de la la commission de la défense ici en savent quelque chose: Israël est l'un des plus gros concurrents de l'industrie de défense française. Donc arrêtons de faire croire qu'il y a des logiques de dépendance, ce n'est pas vrai''.
En conclusion, le Premier ministre français a admis que la France vendait des composants pour le Dôme de fer car il s'agit de la protection des populations civiles.
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