France

François Burgat condamné en appel pour apologie du terrorisme après des propos liés au Hamas

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné l’ancien chercheur du CNRS François Burgat pour plusieurs publications liées au Hamas après les massacres du 7 octobre.

2 minutes
27 mai 2026

ParDelphine Miller

François Burgat condamné en appel pour apologie du terrorisme après des propos liés au Hamas
François Burgat (Wikipedia)

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L’islamologue français François Burgat, ancien directeur de recherche au CNRS et spécialiste du monde arabe, a été reconnu coupable mercredi d’« apologie publique d’actes de terrorisme » par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Cette décision intervient un an après sa relaxe en première instance dans une affaire devenue hautement symbolique en France autour des limites entre liberté d’expression, militantisme politique et soutien à une organisation terroriste.

Au cœur du dossier : plusieurs publications diffusées sur le réseau X en janvier 2024, quelques mois après les massacres du 7 octobre perpétrés par le Hamas en Israël. François Burgat avait notamment relayé un communiqué du Hamas contestant les accusations de viols et de violences sexuelles commis lors de l’attaque. Le texte évoquait des terroristes présentés comme des « combattants de la liberté et de la dignité ».

L’ancien chercheur avait également affirmé avoir « infiniment plus de respect et de considération pour les dirigeants du Hamas que pour ceux de l’État d’Israël ».

Dans son arrêt, la Cour d’appel a estimé que ces propos ne relevaient plus d’un débat académique ou d’une analyse politique, mais constituaient une valorisation publique d’une organisation terroriste responsable des massacres du 7 octobre.

François Burgat a été condamné à 5 000 euros d’amende ainsi qu’à trois ans d’inéligibilité. Il devra également verser des dommages et intérêts à plusieurs associations parties civiles, parmi lesquelles l’Organisation Juive Européenne (OJE), la Licra et Avocats Sans Frontières.

En revanche, la Cour n’a pas retenu une autre accusation liée à des propos publiés après le procès de l’assassinat de Samuel Paty, confirmant sur ce point la relaxe prononcée en première instance.

Cette affaire avait été ouverte après un signalement de la DGSI et une plainte déposée notamment par l’OJE.

Le dossier a provoqué un vif débat en France entre défenseurs de la liberté académique et partisans d’une ligne plus stricte face aux discours perçus comme une légitimation du Hamas depuis le 7 octobre. François Burgat peut encore se pourvoir en cassation.

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