France

Dominique Reynié : "Jean-Luc Mélenchon est un populiste dangereux"

2 minutes
27 mai 2026

ParGabriel Attal

Dominique Reynié : "Jean-Luc Mélenchon est un populiste dangereux"
Le politologue, Dominique Reynié

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Le politologue, Dominique Reynié, était l'invité de David Revault d'Allonnes ce mercredi à 7h45 dans le 6-9 d'Ilana Ferhadian sur Radio J. Il est revenu sur l'actualité politique. "De tous les hommes politiques actuellement, RN compris, Jean-Luc Mélenchon est le meilleur. C'est un chef qui est très organisé, très déterminé, qui a un projet qui peut enthousiasmer ceux auxquels il s'adresse. Peut-on citer un autre candidat qui, lorsqu'il s'adresse à ses troupes, est capable de produire l'enthousiasme de son auditoire? Je n'en vois pas d'autres. Je pense depuis longtemps que Jean-Luc Mélenchon est un populiste dangereux. Mais ce n'est pas en disant cela que je réponds à l'absence complète de projet enthousiasmant et ambitieux de la part des autres candidats", a affirmé Dominique Reynié.

"En 2002, en 2017 et en 2022 au second tour, il y a eu un vote pour éviter que le RN arrive au second tour, et encore plus en 2024 au second tour des législatives. Il y a eu un barrage républicain. Ca fait trop : qu'il y ait une fois une mobilisation des électeurs modérés pour voter pour un candidat qui n'est pas le leur, ça peut se concevoir. Lorsque l'exercice se répète une, deux, trois, quatre fois, ça ne fonctionne plus. Les électeurs sont en situation de rejeter cette discipline, qui les oblige à voter pour un candidat qui n'est pas le leur parce qu'il faut faire barrage au RN. On arrive au bout. C'est l'épuisement de cette mécanique."

"Le RN est aujourd'hui au second tour. Il a une position très forte. Il est le grand parti de la droite, des droites peut-être, mais avec un ancrage social que la droite n'arrive plus à avoir et un ancrage "jeune" que les partis ont du mal à avoir."

"D'ici la présidentielle, il est probable que la situation ne sera pas réglée. La pression sur les prix, et sur tout le reste, va peser sur la décision électorale. La campagne est dès le départ en train d'échapper à ses acteurs, qui sont très dépendants d'une histoire sur laquelle ils ne pèsent pas."

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Gabriel Attal