Le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué ce dimanche la chargée d'affaires de l'ambassade d'Espagne en Israël, Francisca Pedros, pour une mise au point officielle. Une démarche ordonnée directement par le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar, en réponse à la diffusion de vidéos et d'images montrant des violences policières espagnoles contre des participants à la flottille pour Gaza à leur retour d'Israël.
C'est l'ambassadeur Yossi Amrani, chef de la direction politique du ministère des Affaires étrangères, qui a reçu la diplomate espagnole. Selon le communiqué officiel israélien, il a fermement souligné ce qu'il a qualifié d'hypocrisie flagrante du gouvernement espagnol.
La convocation fait suite à la circulation sur les réseaux sociaux de vidéos et de photographies montrant des policiers espagnols intervenant brutalement contre des participants à la flottille après leur expulsion d'Israël et leur arrivée dans les aéroports espagnols.
Pour le gouvernement israélien, le contraste est saisissant et doit être dénoncé : les mêmes activistes présentés comme des victimes de l'État hébreu ont été traités avec violence par les autorités du pays qui les défendait le plus bruyamment.
Israël a également exigé de la diplomate espagnole des explications sur le silence de Pedro Sanchez : près de 24 heures après les faits, ni le chef du gouvernement espagnol ni aucun de ses ministres n'ont jugé utile de condamner les violences policières, alors qu'ils se précipitent à condamner Israël au moindre prétexte.
L'ambassadeur Amrani a par ailleurs mis en perspective l'ampleur respective des provocations auxquelles les deux pays ont été confrontés : les autorités espagnoles n'ont eu à gérer que les provocations d'une minorité de participants à un seul convoi, tandis qu'Israël a dû faire face à des provocations « bien plus graves » de la part de centaines de participants lors de chacun des six derniers convois. Et malgré cela, a-t-il souligné, ce sont les policiers espagnols et non israéliens qui ont recouru à une violence documentée.
Enfin, Amrani a demandé des comptes à Madrid sur l'absence de toute mesure à l'encontre du militant du convoi Saif Abu Kashk, citoyen espagnol aux liens avérés avec le Hamas, contre lequel les États-Unis ont imposé des sanctions la semaine dernière.
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