Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé ce dimanche qu’« il y a des progrès » dans les discussions en cours entre Washington et Téhéran, laissant entendre que de nouvelles annonces pourraient intervenir dans la journée concernant l’Iran.
S’exprimant devant la presse à New Delhi, le chef de la diplomatie américaine a toutefois adopté un ton prudent, refusant de détailler l’état des négociations. « Je pense que nous aurons plus d’informations sur l’Iran plus tard dans la journée », a-t-il déclaré, ajoutant que la décision finale revenait au président Donald Trump. « Nous nous en approchons », a-t-il encore indiqué, sans confirmer l’existence d’un accord finalisé.
Marco Rubio a également évoqué des avancées partielles sur plusieurs dossiers sensibles, dont la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, tout en réaffirmant la position américaine selon laquelle « l’Iran ne possédera jamais l’arme nucléaire ».
Un accord en gestation aux contours encore incertains
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs sources internationales font état de négociations avancées visant à mettre fin aux tensions entre les États-Unis et l’Iran, autour d’un cadre diplomatique incluant le nucléaire iranien, les sanctions économiques et la sécurité régionale.
Selon des informations relayées par des sources diplomatiques régionales, le président américain Donald Trump aurait informé plusieurs dirigeants du Moyen-Orient, dont des responsables du Golfe et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, d’un possible accord prévoyant notamment le transfert de stocks d’uranium hautement enrichi hors d’Iran, sous supervision internationale.
Le projet évoqué inclurait également une interdiction prolongée de l’enrichissement d’uranium en Iran, ainsi qu’un mécanisme de contrôle renforcé. En contrepartie, des allègements de sanctions et une levée progressive de restrictions économiques seraient envisagés, notamment sur les exportations pétrolières iraniennes.
Parmi les points discutés figure également la situation du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce pétrolier mondial. Des sources proches du dossier évoquent un dispositif temporaire d’ouverture de la voie maritime, accompagné d’opérations de sécurisation et de déminage, en échange d’un assouplissement des restrictions sur les ports iraniens.
L’objectif affiché serait de permettre une reprise progressive du trafic maritime, avec un allègement conditionné à des résultats concrets sur le terrain.
Des divergences profondes sur le contenu des négociations
Cependant, les contours de l’accord restent largement contestés et font l’objet de versions divergentes. Des médias iraniens affirment notamment que Téhéran conserverait le contrôle du détroit d’Ormuz et que l’uranium enrichi ne serait pas transféré à une puissance étrangère, contredisant ainsi certaines informations américaines.