Economies & sciences

La guerre fait flamber le pétrole : quels effets pour Israël ?

La fermeture ou la perturbation du détroit d'Ormuz a crée des gagnants et des perdants, enjeu double pour Israël

2 minutes
17 mai 2026

ParNathalie Sosna Ofir

La guerre fait flamber le pétrole : quels effets pour Israël ?
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La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran a provoqué une crise énergétique majeure, en particulier autour du détroit d’Ormuz.

Les pays les plus touchés sont ceux qui dépendent directement du golfe Persique pour exporter leur pétrole et ne disposent pas de routes alternatives suffisantes. L’Irak, le Koweït et le Qatar figurent parmi les plus exposés, faute de contrôle sur le détroit ou de solutions de contournement efficaces. À l’inverse, les producteurs capables d’acheminer leur pétrole par d’autres voies, ou situés hors du Golfe, profitent davantage de la flambée des prix.

Les États-Unis apparaissent ainsi comme l’un des grands bénéficiaires de cette crise. Premier producteur mondial de pétrole et de gaz naturel, ils ont augmenté leurs exportations de pétrole, de diesel et d’autres carburants, ce qui leur permet d’amortir une partie du choc économique provoqué par la guerre. La Russie en profite également, non pas parce qu’elle vend nécessairement davantage, mais parce que chaque baril lui rapporte plus.

L’Iran a, lui aussi, bénéficié dans un premier temps de la hausse des prix, avant d’être rattrapé par les mesures américaines. Ses exportations ont chuté après l’imposition d’un blocus maritime visant les navires liés à Téhéran, aggravant la pression sur une économie déjà fragilisée.

Pour Israël, l’enjeu est double. D’un côté, la hausse du pétrole peut alourdir le coût de la vie, renchérir les transports, peser sur les entreprises et compliquer encore la gestion économique d’une guerre déjà très coûteuse. De l’autre, l’affaiblissement des exportations iraniennes constitue un levier stratégique : moins de revenus pétroliers pour Téhéran signifie moins de ressources pour financer son appareil militaire, ses milices régionales et son effort de guerre.

Autrement dit, Israël subit les effets économiques indirects de la flambée énergétique, mais peut aussi y voir un instrument de pression contre l’Iran. Plus le détroit d’Ormuz reste instable, plus les marchés mondiaux tremblent ; mais plus les circuits d’exportation iraniens sont entravés, plus Téhéran perd une partie de son oxygène financier.

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