Dans le Golfe, les États comprennent qu’ils ne peuvent plus dépendre uniquement des États-Unis pour leur défense aérienne. Face à la menace des drones, devenue centrale depuis la guerre avec l’Iran, ils se tournent désormais vers les armes laser.. Des systèmes, capables d’intercepter des appareils sans recourir à des missiles coûteux, apparaissent désormais comme l’un des nouveaux piliers possibles de la défense aérienne régionale.
Les Émirats arabes unis apparaissent aujourd’hui comme l’un des marchés les plus actifs dans ce domaine. Abou Dhabi chercherait en parallèle à acquérir une technologie américaine et a aussi signé des accords avec des entreprises européennes et américaines afin de développer leur propre arme laser.
La dynamique dépasse les Émirats. Oman aurait déjà acquis l’an dernier un système laser chinois. La semaine dernière, des observateurs spécialisés dans les technologies militaires ont repéré, à partir d’images diffusées en ligne, ce qui semblait être un système laser de fabrication chinoise à l’aéroport de Dubaï, aux Émirats arabes unis. Montés sur des véhicules, ces dispositifs seraient conçus pour abattre des drones.Le Qatar, de son côté, étudierait l’achat de composants du système turc de défense aérienne Steel Dome, qui comprend lui aussi des capacités laser. L’Arabie saoudite semble également engagée dans cette logique de diversification technologique.
L’intérêt pour ces armes s’explique d’abord par leur coût. Les interceptions par missiles peuvent atteindre des centaines de milliers, voire des millions de dollars, alors que les drones peuvent être produits rapidement, en grand nombre et à faible coût. Les fabricants de lasers à haute puissance affirment qu’un tir ne coûterait que quelques dollars. Pour les États confrontés à des vagues de drones, l’équation économique devient donc déterminante.
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Le système israélien Magen Or reste au centre de l’attention, il serait présent aux Emirats mais son déploiement opérationnel demeurerait limité. Selon les informations rapportées, il n’aurait pas encore été pleinement utilisé pendant la guerre avec l’Iran. Une version du système aurait permis d’abattre des drones lancés par le Hezbollah depuis le Liban, mais l’armée de l’air israélienne estime qu’il faudrait au moins quatorze batteries supplémentaires pour qu’il devienne réellement efficace à l’échelle nationale. Israël n’en dispose pas encore.
Pour les monarchies du Golfe, l’enjeu dépasse l’achat d’un nouvel équipement. Il s’agit de réduire leur dépendance au parapluie américain et de construire une défense plus autonome, en combinant des technologies chinoises, américaines, européennes, turques et israéliennes. La guerre avec l’Iran a accéléré cette prise de conscience : face aux drones, la supériorité militaire se joue aussi dans la capacité à intercepter vite, souvent, et à moindre coût.
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