Une plainte inédite a été déposée devant la Cour pénale internationale par un civil palestinien de Gaza accusant plusieurs dirigeants du Hamas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis contre la population palestinienne.
Le dossier, remis au bureau du procureur de la CPI par une équipe d’avocats internationaux, demande l’ouverture d’une enquête visant 14 responsables du Hamas ainsi que l’émission de mandats d’arrêt à leur encontre. Selon les auteurs de la requête, il s’agit de la première plainte déposée par un Palestinien contre le mouvement terroriste devant la juridiction internationale.
Le plaignant, un habitant de Gaza ayant perdu plusieurs membres de sa famille pendant la guerre, affirme que les pratiques du Hamas ont directement contribué à la mort de civils palestiniens.
La plainte accuse notamment le Hamas d’avoir utilisé des civils comme boucliers humains, mené des attaques mettant délibérément en danger la population, utilisé des infrastructures civiles à des fins militaires et procédé à des exécutions sans procès. Le document évoque également des accusations de torture, de persécution et d’enrôlement forcé d’enfants.
Les auteurs du recours soutiennent que l’utilisation systématique de zones civiles par le Hamas constitue l’une des principales causes du lourd bilan humain enregistré dans la bande de Gaza. Ils estiment que ces pratiques violent directement les Conventions de Genève.
Les responsables du Hamas cités dans la plainte incluent notamment Khaled Mashaal, Mahmoud al-Zahar, Khalil al-Hayya, Mousa Abu Marzook et Basem Naim.
« Le peuple palestinien mérite justice pour les crimes commis contre lui », a déclaré l'avocat Elliot Malin, accusant le bureau du procureur de la CPI de ne pas avoir suffisamment enquêté sur les exactions attribuées au Hamas à Gaza.
Eli Rosenbaum, l'autre avocat du plaignant, a affirmé que le nombre de victimes civiles aurait été « considérablement réduit » si les terroristes du Hamas avaient respecté les règles du droit international au lieu d’opérer au sein de zones densément peuplées.
L'avocate Sarah Scialom, qui représente également le plaignant, a estimé que l’absence de poursuites contre les crimes commis contre des Palestiniens risquait d’affaiblir la crédibilité de la justice pénale internationale. Selon elle, les victimes gazaouies ont droit à « une justice pleine et entière », indépendamment des auteurs des violations dénoncées.
POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael