Selon les premières indications, l’incident s’est produit à environ 38 milles nautiques au nord-est de Fujairah, un port stratégique situé à proximité du détroit d’Ormuz.
Les forces des Gardiens de la révolution iraniens seraient soupçonnées d’être impliquées dans cette prise de contrôle. Le nom du navire n’a pas encore été rendu public et l’UKMTO indique que l’incident fait toujours l’objet d’une enquête.
Cette affaire intervient dans un contexte de très fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage clé du commerce mondial de l’énergie. Ces dernières semaines, plusieurs navires ont été visés ou endommagés dans la région, tandis que les marines occidentales et les compagnies de transport maritime renforcent leur vigilance. L’UKMTO avait déjà recensé de nombreux incidents touchant des bâtiments opérant dans le Golfe, le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman.
Parallèlement, la Corée du Sud a indiqué qu’un de ses navires avait été touché près d’Ormuz, estimant qu’il était peu probable qu’un autre acteur que l’Iran soit responsable. Séoul examine actuellement des renseignements américains et a dépêché des experts à Dubaï, où le navire est amarré, afin de mener une enquête technique. Téhéran nie toute implication.
À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré espérer que la Chine exercerait une pression sur l’Iran concernant la situation dans le Golfe. Cette attente intervient alors que Pékin cherche à présenter les États-Unis comme un acteur « dangereux et imprudent » plutôt que comme un leader mondial, selon des informations rapportées par la presse américaine.